Pour sauver la planète, supprimez vos emails.

Illustration d'envoi d'emails

Le stockage de nos emails est néfaste pour l’environnement. Pour vous donner une petite idée, une PME génère chaque année, rien qu’avec ses emails, environ 13 tonnes d’équivalent CO2, soit 14 allers-retours Paris – New York. Si le numérique permet des progrès écologiques, en limitant les déplacements par exemple, celui-ci a aussi une empreinte carbone non négligeable.

Comment ce geste simple peut-il générer autant de CO2 ?

Dès lors que nous envoyons un mail, des serveurs informatiques stockent le mail et assurent son envoi. Chaque appareil en lien avec l’acheminement de ce mail va le stocker. Celui-ci sera donc stocké plus de 4 fois : par le client de l’ordinateur de l’expéditeur, les serveurs d’envoi et de réception et enfin par le client de l’ordinateur du destinataire. Ces serveurs vont venir travailler en permanence et consommer énormément d’énergie, plus on enverra de mails et plus les besoins en termes de stockage seront importants.

Mais existe-il des moyens de réduire son empreinte carbone ?

Il semble tout d’abord logique de diminuer l’envoi de mail et de se limiter au strict minimum en réduisant par exemple l’envoi de certains e-mails automatiques. Essayez d’alléger chaque mail envoyé en privilégiant certains liens URL vers vos documents plutôt que d’importantes pièces jointes. Pensez à vous désabonner des newsletters que vous ne lisez plus et supprimer tous les spams de votre boite de réception. Vider sa boite mail aide aussi à alléger les serveurs de stockage donc à réduire indirectement leur consommation d’énergie.

Est-il possible de s’orienter vers des solutions alternatives ?

La messagerie électronique reste tout de même un moyen de communication rapide et efficace, notamment avec des correspondants extérieurs. Mais il serait préférable de trouver des moyens plus économes pour la communication quotidienne. Les plateformes collaboratives sont une des alternatives possibles. Leur création au sein des entreprises permettraient la diffusion des messages en interne sans pour autant impacter l’environnement. La plateforme interStis, gratuite et libre d’accès, reprend ce principe et permet de simplifier le travail d’équipe en créant des espaces de travail partagés. Agendas, documents, conversations, planifications de réunions, sont disponibles et ne surchargent pas les serveurs de stockage car ils ne sont stockés qu’une seule fois.

Un problème environnemental plus large ?

Pour le professeur Jean-François Boucher, cela ne se limite pas aux e-mails : « toutes les fenêtres ouvertes sur votre ordinateur consomment de l’énergie. Il est bon de ne pas les multiplier ». La lecture automatique des vidéos Facebook ou encore de simples requêtes sur la toile émettent du CO2. A titre d’exemple, chaque recherche sur Google correspondrait à 10 kilos d’émissions de CO2. Selon une étude réalisée par Bio intelligence service, un internaute français réalise en moyenne, 2.6 recherches par jour sur internet soit presque 1000 requêtes par an. Internet pollue 1.5 fois plus que le transport aérien. La messagerie électronique représente l’un des enjeux écologiques majeurs du XXIème siècle. 

Clovis Coiron

La construction d’un web plus éthique vous intéresse ? Nous vous conseillons de consulter l’article : « Biais algorithmiques et discriminations : quelles solutions ? ».

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